Billetterie LES SIECLES ROMANTIQUES : Réservez votre billet

Requiem de Franz Von Suppè

  • Mar. 15 janv. à 20 h
  • Chapelle de la trinité - Lyon

REQUIEM de Franz Von Suppè Chœur, solistes, orchestre symphonique

Si le XIXème siècle se traduit par un désintérêt pour la musique sacrée au détriment de genres profanes comme la symphonie, l’opéra et la musique de chambre, on observe paradoxalement un regain d’intérêt pour le requiem ou messe des morts, forme pour laquelle la plupart des maîtres romantiques nous ont laissé d’authentiques chefs-d’œuvre.

La place de Franz Von Suppè dans la musique du XIXème est loin d’être mineure. Il ne s’agit nullement d’une petite œuvre de circonstance écrite par un petit maître mais bien d’une authentique perle écrite par un talentueux compositeur d’opérettes viennoises (on le surnomme l’Offenbach viennois...). Ce requiem est d’emblée le projet d’écrire une œuvre forte à une époque où Von Suppè, bien que chef d’orchestre et directeur de théâtre à Vienne, n’ambitionnait aucune carrière théâtrale mais bien la reconnaissance comme un « musicien Sérieux ».

Son requiem n’est pas une traditionnelle déploration funèbre mais une œuvre exceptionnelle bien que méconnue jusqu’à présent, qui, tout en respectant scrupuleusement le cadre liturgique, ambitionne de s’ériger en œuvre d’art autonome, complètement novatrice, marquée par les multiples influences musicales véhiculées dans le vaste empire austro-hongrois… Composé en 1855 à la mémoire de son ami et mentor Franz Pokorni, il sera donné à plusieurs reprises les années suivantes et sera acclamé par le public, bien que ses détracteurs lui reprochent un style trop gai, trop italianisant et trop opératique... Il fut cependant abandonné du répertoire et on le crut perdu, jusqu’à sa redécouverte miraculeuse à la fin du XXème siècle. Depuis lors, il a été abondamment repris et admiré comme l’un des plus émouvants et originaux requiem romantiques.

« Le chef-d’œuvre absolu à découvrir… »

Ouvertures de Verdi

  • Mer. 3 avril à 20 h
  • Chapelle de la trinité - Lyon

OUVERTURES DE VERDI Orchestre symphonique/concert présenté

Sur les 28 ouvrages scéniques que Verdi nous lègue depuis le très donizettien OBERTO (1839) jusqu’au très moderne FALSTAFF (1893), on ne peut que saluer la constante et extraordinaire évolution de son style. Néanmoins, il est plus juste de voir dans toutes ses œuvres des joyaux uniques, beaucoup atteignant, chacun à sa manière, un point de perfection.

Il en va de même des Ouvertures, « premières notes» de chaque ouvrage, qui, elles aussi vont évoluer d’un opéra à l’autre sans raison apparente et qui relèvent uniquement du choix intime du compositeur.

Verdi emploiera différentes méthodes pour le « lever de rideau » depuis la symphonia d’ouverture autonome héritée du XVIIIème par l’entremise de Rossini, Donizetti ou Bellini, jusqu’à l’absence quasi-totale d’introduction qui plonge d’emblée l’auditeur dans le drame (le Trouvère, Don Carlos, Otello et Falstaff). Outre ces deux formes extrêmes, notons deux formes intermédiaires, le Prélude, bref morceau qui place l’auditeur dans le climat psychologique de l’œuvre (Traviata) et les Ouvertures magistrales de la maturité (la Force du Destin et les Vêpres Siciliennes), vastes fresques orchestrales autonomes. C’est à cette promenade pédagogique aussi mystérieuse qu’envoûtante à travers une dizaine d’ouvertures emblématiques de Verdi que nous vous invitons.

« Une promenade pédagogique aussi mystérieuse qu’envoutante … »

Chœurs de Verdi | Extraits de Don Carlos et Aïda

  • Mar. 14 mai 2019 à 20 h
  • Chapelle de la trinité - Lyon

Chœurs de Verdi | Extraits de Don Carlos et Aïda Chœur mixte, solistes et piano

Après Nabucco en 1842, Verdi fut qualifié de « Maestro del core » : Maître, certes, mais surtout magicien… En cherchant à rompre avec la tradition étouffante du bel canto, il trouve un langage personnel entre action théâtrale et musique, entre mots et notes.

Art d’élite par excellence, l’opéra verdien va devenir un « art populaire au sens noble du terme. Jusqu’au XVIIIème siècle, le chœur d’opéra était très influencé par le chœur antique de la tragédie grecque, qui confiait au chœur un rôle unique de « commentateur de l’action ». Le chœur version Verdi devient un membre à part entière de la dramaturgie, un « soliste collectif », moteur principal de l’action et souvent véritable machine de guerre dans les opéras de jeunesse patriotiques.

Don Carlos, Aïda, deux très grands opéras de la maturité verdienne et d’authentiques chefs-d’œuvre ! Deux opéras « fous », deux machines infernales lancées à un rythme endiablé ! Deux opéras où Verdi peint toute la noirceur de l’âme humaine et renoue avec ses grandes amours de jeunesse : lutte pour la liberté individuelle et nationale et rejet de toute tyrannie politique ou religieuse.

« Deux machines infernales lancées à un rythme endiablé… »