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Ouvertures de Verdi

  • Mer. 3 avril à 20 h
  • Chapelle de la trinité - Lyon

OUVERTURES DE VERDI Orchestre symphonique/concert présenté

Sur les 28 ouvrages scéniques que Verdi nous lègue depuis le très donizettien OBERTO (1839) jusqu’au très moderne FALSTAFF (1893), on ne peut que saluer la constante et extraordinaire évolution de son style. Néanmoins, il est plus juste de voir dans toutes ses œuvres des joyaux uniques, beaucoup atteignant, chacun à sa manière, un point de perfection.

Il en va de même des Ouvertures, « premières notes» de chaque ouvrage, qui, elles aussi vont évoluer d’un opéra à l’autre sans raison apparente et qui relèvent uniquement du choix intime du compositeur.

Verdi emploiera différentes méthodes pour le « lever de rideau » depuis la symphonia d’ouverture autonome héritée du XVIIIème par l’entremise de Rossini, Donizetti ou Bellini, jusqu’à l’absence quasi-totale d’introduction qui plonge d’emblée l’auditeur dans le drame (le Trouvère, Don Carlos, Otello et Falstaff). Outre ces deux formes extrêmes, notons deux formes intermédiaires, le Prélude, bref morceau qui place l’auditeur dans le climat psychologique de l’œuvre (Traviata) et les Ouvertures magistrales de la maturité (la Force du Destin et les Vêpres Siciliennes), vastes fresques orchestrales autonomes. C’est à cette promenade pédagogique aussi mystérieuse qu’envoûtante à travers une dizaine d’ouvertures emblématiques de Verdi que nous vous invitons.

« Une promenade pédagogique aussi mystérieuse qu’envoutante … »

Chœurs de Verdi | Extraits de Don Carlos et Aïda

  • Mar. 14 mai à 20 h
  • Chapelle de la trinité - Lyon

Chœurs de Verdi | Extraits de Don Carlos et Aïda Chœur mixte, solistes et piano

Après Nabucco en 1842, Verdi fut qualifié de « Maestro del core » : Maître, certes, mais surtout magicien… En cherchant à rompre avec la tradition étouffante du bel canto, il trouve un langage personnel entre action théâtrale et musique, entre mots et notes.

Art d’élite par excellence, l’opéra verdien va devenir un « art populaire au sens noble du terme. Jusqu’au XVIIIème siècle, le chœur d’opéra était très influencé par le chœur antique de la tragédie grecque, qui confiait au chœur un rôle unique de « commentateur de l’action ». Le chœur version Verdi devient un membre à part entière de la dramaturgie, un « soliste collectif », moteur principal de l’action et souvent véritable machine de guerre dans les opéras de jeunesse patriotiques.

Don Carlos, Aïda, deux très grands opéras de la maturité verdienne et d’authentiques chefs-d’œuvre ! Deux opéras « fous », deux machines infernales lancées à un rythme endiablé ! Deux opéras où Verdi peint toute la noirceur de l’âme humaine et renoue avec ses grandes amours de jeunesse : lutte pour la liberté individuelle et nationale et rejet de toute tyrannie politique ou religieuse.

« Deux machines infernales lancées à un rythme endiablé… »